Gringoire, une histoire sur 5 siècles

Gringoire et la légende de l’An 992

En ouvrant la boite à biscuit Gringoire, on y trouve… Saint Grégoire de Nicopolis parti d’Arménie pour s’installer à Pithiviers, dans la belle région du Gâtinais français, et qui aurait apporté dans ses bagages une étonnante recette de gâteau au miel et aux épices. Un délice que la Confrérie du Pain d’épices de St Grégoire de Nicopolis continue de célébrer dans le Gâtinais de nos jours !

Saint Gringoire de Nicopolis

Saint Grégoire de Nicopolis

Le Goût par Abraham Bosse - 1635

Le Goût par Abraham Bosse – 1635

En 1567, un brevet de Pâtissier du Roy est accordé au Sieur Provenchère

Charles IX connait près de Pithiviers une mésaventure avec des brigands, mais ceux-ci ont la chance de lui offrir un pâté si exquis qu’un troc est négocié : « qu’au régal du roi, et la liberté contre l’adresse du fabricant d’un si mirifique pâté ».
Voici l’artisan de ce somptueux pâté, M. Margeollet, dit Provenchère, reconnu royalement et sans doute à sa grande surprise !

1817, un deuxième Brevet pour la dynastie des Provenchère

250 ans après l’épisode de Charles IX, La Maison Provenchère a su étonnamment assurer sa continuité dans l’excellence et se voit conférer le titre de Pâtissier breveté du Roi Louis-Philippe. C’est une consécration car déjà au siècle précédent une gazette écrivait: « On fait d’excellents pâtés froids avec les mauviettes ». Louis XV, qui se connaissait en bonne chère, les avait mis à la mode. Les meilleurs se font à Pithiviers, chez Monsieur Provenchère le Jeune.

Le brevet royal de 1817 accordé à Provenchère

La Maison Gringoire au début du XXème siècle

1886, la famille Gringoire aux commandes

Alfred Gringoire reprend la fameuse pâtisserie des Provenchère et en assure une succession heureuse récompensée par une accumulation de médailles (1890 : médaille d’or de la ville de Paris, 1900 : médaille d’or à l’exposition universelle), son fils Jean l’industrialise et étend l’atelier en 1907 afin d’y fabriquer conserves de viandes et de légumes, en sus de la pâtisserie.
Tout est « fait local », issu des exceptionnelles ressources du Gâtinais et de la Beauce, et accommodé du génie culinaire des Gringoire.

1922, le tournant des biscuits

La Maison Gringoire, reprise par des financiers en 1913, amorce après-guerre un tournant stratégique, en se dédiant désormais exclusivement aux pains d’épices, biscuits, gaufrettes et confiseries.
300 personnes travaillent alors chez Gringoire à Pithiviers, qui devient la grande entreprise de la ville, et dont les habitants peuvent « sentir » ce que produit leur usine à destination de la France et du monde entier.

Gringoire, le pain d’épice de notre enfance

Gringoire à La Belle Saint Martin, Pithiviers © Bernard Valéry

Gringoire dans la splendeur des Trente Glorieuses

Si durant la guerre, Gringoire a produit des biscuits de soldat, à la Libération, c’est l’effervescence commerciale et marketing. Une flotte impressionnante de véhicules Gringoire sillonne une France qui demande toujours plus de délices sucrés accompagnés des fameux cadeaux Gringoire, voitures miniatures, peluches, porte-clefs…

Gringoire en 1960, c’est 1 500 personnes dont 600 à Pithiviers, 150 tonnes de marchandises distribuées par 350 véhicules et exportées dans de très nombreux pays.

D'une époque à l’autre

Gringoire, c’est une marque de renom et un excellent outil industriel, qui attire les géants mondiaux de l’agroalimentaire cherchant à s’implanter en France : racheté par l’anglais PILSBURY en 1962, Gringoire se développe maintenant sur un nouveau circuit devenu incontournable, la grande distribution moderne, ses superettes, supermarchés et hypermarchés. En 1976, c’est la création de la société Gringoire-Brossard, fusion de Gringoire avec Brossard, une autre emplette (1967) de Pilsbury, et se hissant à la 4eme place française en biscuits et pâtisseries industrielles.

Toutefois, la concurrence est telle à la fin du millénaire que la décision sera prise en 1992 de mettre GRINGOIRE en mode mineur devant BROSSARD. Le lapin rentre dans sa cage… et en ressort en 2007, par une décision du nouveau propriétaire depuis 1999, le groupe français COMPTOIR COMMERCIAL ALIMENTAIRE, qui refait connaitre les « saveurs adorées de notre enfance », selon le nouveau slogan. Mais l’usine de production de Saint Jean d’Angély connait des difficultés qui aboutiront à sa fermeture en 2014. C’est une parenthèse qui se clôt pour une aventure industrielle qui a fait travailler quatre siècles durant des générations de pâtissiers, d’artisans, d’ouvriers, et de managers.

Le lapin demeure, il en a vu d’autres au cours de sa longue vie, et prépare sa sortie de terrier pour cette année 2018…

 les hommes et femmes qui ont fait Gringoire © Bernard Valéry

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